| 137 morts, 5 millions d’euros de pillages, 3000 opérateurs en faillite, 3 millions de familles en difficulté nutritive, tel est le bilan global, publié par une ONG guinéenne, des émeutes politiques survenues en Guinée Conakry en janvier et février derniers. |
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Selon un rapport, publié le samedi 21 juillet, par une ONG basée à Conakry, le Groupe organisation guinéenne de défense des droits des hommes d'affaires (GOHA), sur les violences politiques ayant eu lieu en Guinée aux mois de janvier et février derniers ; "une centaine d'entreprises victimes de ces pillages ont fermé. Quelque trois mille opérateurs économiques et commerçants sont tombés en faillite."
Créé à la suite des violences politiques qui ont secoué la Guinée Conakry en janvier et février derniers, le Goha regroupe notamment des opérateurs économiques, des syndicalistes, des membres de la société civile guinéenne et des avocats. Son rapport sur les conséquences économiques et sociales de ces émeutes devrait être transmis au gouvernement guinéen.
Les dégâts de ces émeutes sont évalués à plus de 5 millions d'euros. Ils ont causé la fermeture d'une centaine d'entreprises et la faillite de 3.000 opérateurs économiques tandis que trois millions de familles ont été coupées de leurs sources de nourriture. Selon le rapport, 294 édifices publics et privés ont été pillés par les forces de l'ordre et 124 autres par des manifestants hostiles au pouvoir.
Sur le plan humain, la répression de cette vague de contestation a fait au moins 137 morts, des civils pour l'essentiel, et a provoqué l'instauration d'un état de siège accordant la quasi-totalité du pouvoir à l'armée du 12 au 23 février.
La ministre guinéenne de la Justice et des droits de l'homme, Paulette Kouroumah, a affirmé à la presse, le samedi 21 juillet, que ce rapport « sera mis à la disposition de la commission d'enquête indépendante chargée de gérer tous les cas d'abus survenus pendant cette tragique grève. »
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